Il y a des événements dans la vie qui font que l'on doit se raccrocher à quelque chose reprendre une ancienne habitude... Et me remettre à écrire fait partie de ces habitudes que l'on reprend. A vrai dire, je crois que je ne peux pas vraiment me passer de ce besoin la, c'est une relation orageuse avec le papier, suivant les périodes, c'est l'amour, la haine, le besoin, la lassitude, le dégoût. Ecrire. Parfois j'en jurerai que ma vie se résume à cela. Ecrire, toujours écrire. Une relation si solitaire et à la fois si peu solitaire... d'autres solitudes de papier ont rencontrés la mienne... Dans le fond je me dis que ces relations là sont les plus fortes.
Combien de fois ce besoin d'écrire s'est présenté a moi ? Dans les moments de joies et de tristesses, de détresses, le besoin d'exprimer ses sentiments, de les exprimer autrement. Les cahiers ont souvent été les déversoirs de mes peurs, mes angoisses, mes larmes, mais aussi de mes joies, mes rêves... Le papier à remplacer l'amie assez intime qui me manquait ici. Celles et ceux qui sont loin sont là à leur manière, mais ce n'est pas toujours suffisant.
Le silence qui entoure les soirs d'hiver est parfois si profond quand ma main, en rentrant du lycée, entre en contact avec le métal froid de la boîte aux lettres vide.
La vie n'est pas dénuée de sens, mais il est parfois si difficile de retrouver son chemin. Je veux vivre mais parfois la perte du sens, l'impression de vivre au ralenti, la perte du chemin des autres, fait basculer de la joie à la tristesse.
La vie, c'est croire en l'être humain, toujours s'émerveiller de tout et toujours tout remettre en question. On ne vit pas dans une attente passive, on vit pour avancer.
J'ai à nouveau des craintes, des angoisses à détruire. A force de les dire, je finirai bien par les démolir, ces mauvais démons. C'est pour ça que je reprend la plume au « je » quotidien et personnel. Ou jeu.
