Devant un film déprimant (et nul) parce qu'il parle du lycée alors que je suis en vacances...
Pourriture de France 2... Alors j'écris ? décousue. Je pense à lundi. J'aimerai chasser ce jours maudi et fatidique de la rentrée de ma tête, mais je n'y parvient pas. J'y pense. C'est dépriment. je devrais profiter de chaque instant et pourtant mes pensées ne reviennent qu'a cela. Pire encore, je calcule le temps qui me reste avant les prochaines vacances, mon prochain envol de liberté.
Moi qui avant déprimait à la pensée du mots « dimanche » parce qu'il n'y avait pas lycée, j'ai bien changé... Je m'ennuyais d'avance à l'arrivée du week-end, et surtout de ce jour. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. Mais qui voudrait retrouver cette atmosphère déplorable qui règne au lycée ? Qui voudrait retrouver le ciel gris qui ne quitte pas Rouen en ce mois de Février? Tout va mal et c'est ainsi. Enfin non, pas tout, il y a des choses qui vont, heureusement. Mais bon, j'ai peur de retrouver les chaises de cours en étant plus triste qu'en partant. Je ne veux pas retrouver le train-train quotidien, les cours (quoique ce ne soit pas ce qui m'inquiète le plus), les autres. Penser qu'il va falloir encore supporter cette atmosphère glaciale, cette solitude face à la haine, l'indifférence. Rien qu penser le regard dédaigneux je m'énerve d'avance. Tout ça va si mal.
Il y a les liaisons dangereuses au pied de mon lit. Je n'ose l'ouvrir. D'une part cela me rappelle les longues heures de cours dans les salles endormies après l'heure du repas, et d'autre part, ce titre ne fait qu'évoquer pour moi quelquefois souvenir douloureux, une hypocrisie qui a déjà fait tant de cicatrices.
Si j'ai en partie perdu ma joie et ma bonne humeur c'est par une blessure d'amitié. L'aveu de l'hypocrisie de gens que je considérais comme mes amis. J'ai perdu mon repère, et me voilà toute déboussolée. J'attache trop d'importance au gens. Je le sait pourtant, on me prévient, il ne faut pas faire confiance aux êtres humains. Mais moi, je crois en la bonté de l'être. Et je ne peux m'empêcher d'avoir confiance. Je sais que cette cicatrice finira par s'estomper et je referais la même erreur. Parce que je ne peux vivre sans les autres. Je les idéalise trop. Je me déçois moi-même. Parce que je rêve encore un peu trop de l'idéal
Je ne me considère pas comme heureuse en ce moment, car je ne le suis qu'a moitié. Bien sur certaines choses me rendent joyeuses(certaines bouffées d'oxygène à Angers, par exemple...) mais je garde toujours dans le fond de mon c½ur cette pointe d'amertume. Où est passé celle que j'étais, qui avait toujours besoin de dire qu'elle était heureuse ? Où est passé mon sourire de l'été ? Je dois reprendre confiance en tout cela et il me manque des repères. Je sais lesquels mais le tout est de les retrouver.
J'ai encore confiance en une chose : le bonheur est saisonnier, et comme les saisons il forme un cycle : il reviendra.
Je ne peux pas dire que la vie est moche. Les gens tristes le disent souvent, mais non, la vie est belle, c'ets nous qui ne savons pas lui trouver ses richesses. Aujourd'hui je ne me dis pas que la vie est moche, et ne vaut pas la peine, je me dis juste que c'est moi qui ne sait pas en profiter.
Ca ira mieux un autre jour. En attendant ce jour, bonne nuit (and good luck)




