Angers, derniers jours

Angers, derniers jours
{samedi 25 février}
[18h20]

Coe
ur en gribouille. Heureuse et triste. Heureuse parce que j'ai passé 2 jours fantastiques. Triste parce qu'il est l'heure de rentrer. Et que je n'en ai pas l'envie. Oui je sais, toutes les bonnes choses ont une fin. Mais c'est compréhensible, n'est-ce pas, d'être triste à l'idée de quitter un havre de tranquillité et des amis géniaux pour retrouver lycée, boulot et ciel gris. Je ne sais pas ou je trouverais la force de passer ces 2 mois. Comme diraient Ariane et Ulysse supporter mes usines. Je veux être heureuse et le bonheur je ne suis plus sur de le trouver là bas compte tenu de l'ambiance actuelle. A force de vouloir déler les fils, je m'emmêle encore plus. Voila, je rêve d'ailleurs. M'enfuir est ma seule envie. Partir loin. Il y a bien des gens que j'aime à Rouen, que j'aime beaucoup, que j'adore même, mais je ne sais pas si ça suffira a me retenir. Je voudrais être nomade. Moi j'aime bien prendre ce train qui longe la Loire. Je les connaîtrais bientôt par coeur, les gares desservies par le train de Angers- Saumur : Les Rosiers, St Mathurin, La Bohalle; La Ménitré. J'ai pas envie de quitter tout cela.
Je voudrais remercier Ariane et Ulysse pour ces deux jours sensationnels, dernières poussres de joie avant la rentrée. 2 jours fabuleux. Je suis heureuse de vous connaître, de savoir que vous êtes là. Merci. Et puis vivement les usines rouennaises ;-)



Photo: un des chats de Ariane et d'ULysse, Peluche...

# Posté le dimanche 26 février 2006 08:51

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:36

Dimanche Après midi

Dimanche Après midi
Je m'ennuie. Stop. Pfff. Stop. Triste. Stop. Guerre en préparation. Stop. Haine. Stop. Aucune envie de partir. Sauf. Sauf envie de pleurer.Stop. N'ai pas le temps. Stop. Amoureuse interrogation. Stop. Faut pas croire. Stop. Tu crois. Stop. Que vais je garder de cette semaine. STop. Suis-je heureuse interrogation. Stop. Plait-il. Stop. La LOire joue avec ses berges.Stop. Elle flirt. Stop. MERDE. STOP.
oui merde


Photo: Babouche... un des chats d'Ariane et D'Ulysse

# Posté le dimanche 26 février 2006 08:58

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:36

Journal - dimanche 26 février

Journal - dimanche 26 février
{Dimanche 26 Février}
[
22h35]

Me v
oila de retour dans mes chères usines. J'ai quitté Faumur dans l'après midi. Passer la LOire est toujours une épreuve, un déchirement. On passe le pont du cadre noir rapidement et c'est le dernier regard lancé vers le château avant les prochaines vacances. Je laisse la Loire flirter avec les marches supérieures du quai, elle lèche les pavés de pierre brillants. Quand je reviendrais, la belle sera plus basse: les bancs de sables auront russurgit ci et là. Nous sommes fin février et le bras sec, encore seulement couvert de flaques à mon arrivée, il y a 10 jours, ne laisse maintenant plus apparaître un banc de sable. Elle monte.

Ce soir, je me glisse dans mon lit, j'ai retrouvé mon bazar triste. Le clown même affiche une grimace. Pour vous dire... Je me relève juste pour mettre le disque de Simon and Garfunkel sur la platine. Pock. Le disque tourne. Je pose le bras articulé, la pointe du diamant dans le sillon noir. Je cherche un livre sur l'étagère. Je lâche tout. Le dictionnaire atterri à mes pieds dans un grand bruit. Maladroite. Je me laisse glisser le long du mur. La tête dans les mains. Pleurer. J'en avais besoin.
Bonne nuit. Si je trouve le sommeil. Peu probable.

[23h22]
Je ne le trouverais pas.

# Posté le vendredi 03 mars 2006 15:17

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 16:00

{Mardi 28 février}

{Mardi 28 février}
[23h22]


Fina
lement la rentré a été vivable. Même plus que vivable. Déjà fatigante, j'avoue... mais ce n'est qu'un détail. Premier jour et nous sommes déjà assommé de travail. Bacs blancs et oraux en perspective, TPE, conseil de classe, contrôles en tout genre. Bonne nouvelle vendredi on s'échappe; on va faire un petit tour à Paris.
Je retrouve Rouen comme je l'ai quitté ou presque: le repos nous a rendu moins irascible. Et puis à un petit goût exotique sous la neige... même si pour l'instant ça n'a pas trop tenu. J'espère pouvoir me lever demain et voir une belle couche de neige photogénique devant ma porte.
Rouen exotique c'est aussi les petites choses qui changent notre quotidien: les flux migratoires d'élèves vers le lycée se sont déplacés: les derniers vestiges de la muraille médiévale de Rouen se sont éffondrés, rendant la rue menant au lycée impraticable et lui donnant l'aspect d'une montagne. Pour les vestiges c'est moins joyeux car ils se réduisent comme une peau de chagrin.
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# Posté le vendredi 03 mars 2006 15:20

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 16:04

Mercredi 1 Mars

Mercredi 1 Mars
[23h55]

«
Je veux prendre ta douleur, je veux prendre ta douleur ». Je n'aime pas la voix de Camille malgré son effet hypnotique, enivrant. « Je veux prendre ta douleur, je veux prendre ta douleur » Elle me trotte dans la tête depuis ce midi et bien sur, je l'ai entendu 3 fois à la radio. « Je veux prendre ta douleur, je veux prendre ta douleur »Mais la douleur de qui ? De qui souhaite-je prendre la douleur ? Je fredonne mais je ne sais pas. Je ne suis pas attaché à un autre être, je n'ai personne à qui prendre la douleur. J'ai déjà à soutenir proches malades, souffrants, aider à mettre mot sur douleur pour la détruire. Mais je ne veux pas prendre ta douleur.
Egoïstement,
j'ai déjà assez de la mienne. Je sais bien que tu te noies, que tu pleures, que tu appelles au secours. Ta méchanceté dans ta personne si douce est bien la preuve de ton mal être, de ta douleur. Agressive, tu veux nous faire comprendre. Sourde oreille nous faisons.
Douleur d
éjà nous avons. « Je veux prendre ta douleur, je veux prendre ta douleur »J'évite ton regard triste je m'accroche à mon petit bonheur retrouvé depuis samedi. Je sais que tu vas mal. Mais je fuis. Ce n'est pas à moi de te sauver, ce n'est pas moi qui suis ton intime amie. Je ne sais rien de ta douleur, à part sa présence. Je ne sais rien de ton malheur à part ton manque de bonheur. Je ne sais rien de tes pleurs, à part tes yeux rougis. Je ne sais rien de ta souffrance, à part la marque qu'elle laisse sur ton sourire. Je ne sais rien de tes problèmes à part qu'ils se sentent. Mais je sais les maux qui se cachent derrière tes mots.
Je t
e laisse partir, t'enfuir, t'isoler, alors que je sais. Alors que j'ai compris. Lâche, je suis. Je devrais me résoudre à faire le premier pas. Je t'en veux mais pas tant que ça. Une petite voix dans ma tête me dis et me redis, m'obsède : « Je veux prendre ta douleur, je veux prendre ta douleur »
Je t'
ai perdue, tu étais une amie mais nous n'avions plus rien à nous dire. Je vois ta souffrance, ta douleur, ton malheur, tes pleurs mais pourtant je me tais. Je n'oublie pas que ce ne sont pas mes affaires. Je suis lâche.
« Je veux pr
endre ta douleur »

# Posté le vendredi 03 mars 2006 15:23

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:36